7 Allavvik

Dialogue: Une chaise, deux chaises

Siila:
Itsivautaqaqqit? ᐃᑦᓯᕙᐅᑕᖃᖅᑭᑦ? As-tu des chaises?
Taiviti:
Atausirmik itsivautaqaqtunga. Qatsinik itsivautanik pijumavit? ᐊᑕᐅᓯᕐᒥᒃ ᐃᑦᓯᕙᐅᑕᖃᖅᑐᖓ. ᖃᑦᓯᓂᒃ ᐃᑦᓯᕙᐅᑕᓂᒃ ᐱᔪᒪᕕᑦ? J’ai une chaise. Combien de chaises veux-tu?
Siila:
Marruunnik. ᒪᕐᕉᓐᓂᒃ. Deux.
Taiviti:
Allavvimmi itsivautaqtalik. ᐊᓪᓚᕝᕕᒻᒥ ᐃᑦᓯᕙᐅᑕᖅᑕᓕᒃ. Il y a une chaise dans le bureau.
Siila:
Nakurmiik. ᓇᑯᕐᒦᒃ. Merci.

Vocabulaire

Grammar

-taqaq (affixe)

On utilise -taqaq- pour exprimer l’équivalent de il y a, en français. Cet affixe est accolé à la fin des noms et doit être suivi d’une terminaison qui indique la personne :

kaapitaqaqqa

Y a-t-il du café ?

 

Quand elles veulent dire « il y a… », les personnes qui parlent l’inuktitut évitent la construction …...taqaqtuq, et utilisent plutôt l’affixe –talik :

kaapitaqaqqa?

ii, kaapitalik.

Y a-t-il du café ?

Oui, il y a du café.

 

Note que l’on n’utilise jamais –talik pour faire une phrase négative :

kaapitaqaqqa?

aagga, kaapitaqanngittuq

Y a-t-il du café ?

Non, il n’y a pas de café.

 

-taqaq- supprime la consonne finale et tout nom auquel il est ajouté :

paippaaq + taqaq + qa =


paippaataqaqqa?

Y a-t-il des documents ?

ii, paippaatalik

Oui, il y a des dossiers de classement.

aagga, paippaataqanngittuq

Non, il n’y a pas de dossier de classement.

avoir

Si tu veux parler de quelque chose que tu as en ta possession, ajoute l’affixe -qaq directement à la fin d’un nom :

uluqaqqit?

As-tu un ulu ?

ii, uluqaqtunga.

Oui, j’ai un ulu.

Lorsque -qaq est ajouté à un nom qui finit par une consonne, la consonne finale est supprimée :

umik + qaq + qa =

umiqaqqa?

A-t-il une barbe ?

Maintenant, regarde ce qui se passe quand on répond par la négative. Souviens-toi que -qaq et -nngit suppriment toute consonne qui les précède immédiatement :

aagga, umik + qaq + nngit + tuq =

aagga, umiqanngittuq.

 

Non, il n’a pas de barbe.

Quand elles veulent dire "il ou elle a quelque chose", les personnes qui parlent l’inuktitut évitent la construction ...qaqtuq, et utilisent l’affixe –lik, à la place :

nuliaqaqqa?

ii, nulialik.

A-t-il une femme ?

Oui, il a une femme.

 

Note que lorsque -lik est ajouté à un nom qui finit par une consonne, la consonne finale est supprimée :

 nuliaq  nulialik

 

 

Note, aussi, que l’on utilise pas –lik pour faire une phrase négative :

aaggaa, nuliaqanngittuq.

Non, il n’a pas de femme.

 

duel

Pour parler de deux occurrences de quelque chose.

En français, lorsqu’on évoque plus d’une occurrence de quelque chose, on ajoute souvent un s à la fin du nom :

une porte

deux portes

trois portes

En inuktitut, on utilise des terminaisons différentes pour marquer la difference entre deux occurrences de quelque chose et plus de deux occurrences de quelque chose :

matu

matuuk

matuit

une porte

(deux) portes

(trois) portes

Le duel est utilisé pour parler de deux occurrences d’un objet particulier. Tu peux reconnaître le duel dans tous les noms qui finissent par une voyelle double, suivie d’un k.

saak

uqaalautiik

illuuk

(deux) tables

(deux) téléphones

(deux) immeubles

Voici quelques instructions sur la manière de faire passer un nom du singulier au duel :

  • si l’objet finit par une voyelle, double la dernière voyelle et ajoute k :

nuvuja

nuvujaak

un nuage

(deux) nuages

  • si le sujet finit par un t, ajoute la terminaison iik :

paippaamuurijjut

paippaamuurijjutiik

une imprimante

(deux) imprimantes

  • s’il finit par une consonne autre que t, supprime la dernière consonne, double la dernière voyelle, et ajoute k :

kamik

kamiik

des bottes traditionnelles

(deux) bottes traditionnelles



nasaq

nasaak

bonnet/tuque

(deux) bonnets/ tuques



qarasaujaq

qarasaujaak

ordinateur

(deux) ordinateurs


N’oublie pas : qu’en inuktitut, on ne met presque jamais plus de deux voyelles à la suite. Alors, si tu fais tomber la consonne finale et que tu te rends compte que tu as déjà deux voyelles, ajoute simplement k :

luuktaaq

luuktaak

un docteur

(deux) docteurs



nunannguaq

nunannguak

une carte géographique/un plan

(deux) cartes géographiques/ plans

pluriel

En inuktitut, on utilise le pluriel pour parler de plus de deux occurrences d’un nom quelconque :

inuk inuit
une personne des gens

La forme plurielle finit toujours par t. Voici quelques instructions sur la manière de faire passer un nom de sa forme au singulier à sa forme au pluriel :

 

Si le nom finit par une voyelle, ajoute –it :

 

ilisaiji

ilisaijiit

un enseignant

des enseignants (plus de deux)

Si le nom finit par t, ajoute simplement -iit :

uqaalaut

uqaalautiit

un téléphone

des téléphones

Si l’objet finit par n’importe quelle consonne, supprime la dernière consonne, et ajoute –it :

iqaluk

iqaluit

un poisson

des poissons

Si vous effacez la dernière consonne, et que vous vous apercevez que vous avez déjà deux voyelles, ajoutez simplement t :

puuq

puut

un sac

des sacs